CONSEIL DES SAGES

Antonio Da Cunha, économiste et géographe, professeur honoraire de l’Université de Lausanne. Il a enseigné à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et aux Universités de Neuchâtel et de Genève. Lauréat de la Chaire Sporck de l’Université de Liège en 2015. Il a mené des travaux de recherche interdisciplinaires en Suisse et à l’étranger qui ont fait l’objet de plus d’une centaine de publications. Directeur de la Revue URBIA, Cahiers du développement urbain durable.

antonio Da Cunha

Jane S. Brooks, FAICP is Professor Emerita in the Department of Planning and Urban Studies at the University of New Orleans. She served as professor and Boebel Chair in Historic Preservation from 1976 until her retirement in December 2012. She brings expertise in the areas of urban design and historic preservation planning and has been actively involved in community-based design and preservation activities in support of revitalizing diverse metropolitan area neighborhoods. She has conducted neighborhood planning studies throughout Metropolitan New Orleans for the N.O. City Planning Commission, Jefferson Parish Planning Department and a host of neighborhood associations and non-profit housing and community development organizations. She is an active member of the Executive Committee of the Louisiana Chapter American Planning Association. She was a member of the American Planning Association’s Planning Assessment Team that assisted the New Orleans City Planning Commission in post-Katrina planning efforts, and she participated in development of the City-wide Unified New Orleans Plan (UNOP). Prof. Brooks has been involved in numerous research and profession practice activities centered on urban areas with the National Trust for Historic Preservation and the Lila Wallace Readers Digest Foundation in such areas as waterfront revival, park planning, and downtown revitalization. A native of New Orleans, she holds degrees in landscape architecture from LSU and the Harvard University Graduate School of Design.

Jane brooks

Né en 1932, professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne, Paul Claval est un spécialiste de l’épistémologie (Epistémologie de la géographie, 2007; Géo-épistémologie, 2017) et de l’histoire des idées géographiques (L’Evolution de la géographie en France de 1870 à nos jours, 1998 ; Etudes d'histoire de la géographie, 2020). Il a successivement travaillé en géographie économique (Régions, nations, grands espaces, 1968 ; Le Détour capitaliste, 2020), géographie sociale (Principes de géographie sociale, 1973), géographie politique (Les Espaces de la politique, 2010), géographie régionale (De la Région au territoire, 2006). Au cours des trente dernières années, il s’est plus particulièrement attaché aux approches culturelles en géographie (Géographie culturelle, 2005 ; Religion et idéologie, 2008 ; L'Approche culturelle en géographie, 2020). La théorie des villes a constitué un des axes majeurs de ses recherches (La Logique des villes, 1981). Il s'est attaché aux spécificités du monde occidental (Les Mythes fondateurs des sciences sociales, 1980 ; Ennoblir et embellir, 2011; L'Aventure occidentale, 2016; L'Europe en question, 2020). Il a également publié sur l’Amérique du Nord (La Conquête de l’espace américain, 1989) et sur le Brésil (La Fabrication du Brésil, 2004). Il a mis en parallèle l'évolution réelle du monde et celle de la géographie qui en rend compte (La Géographie du XXIe siècle, 2003 ; Un Monde à décrypter, 2019).Paul Claval a reçu le Prix Vautrin Lud en 1996. Il a été Lauréat d'Honneur de l'Union Géographique Internationale en 2004. Il est docteur honoris causa de sept Universités, dont celle de Montréal.

paul claval

Corinne Larrue (1957) est Professeure en aménagement et urbanisme à l’université de Paris Est Créteil - Ecole d’Urbanisme de Paris (EUP) et Lab’Urba depuis 2013. Elle était auparavant professeure à l’université de Tours, durant une vingtaine d’années. Son domaine d’expertise, d’enseignement et de recherche portent sur l’analyse des politiques d’environnement et d’aménagement du territoire. Elle a contribué à la mise au point d’un cadre cohérent d’analyse des actions publiques, fondé sur l’étude de différentes politiques publiques d’environnement en France et en Europe. Depuis une petite dizaine d’années s’intéresse aux politiques territoriales liées aux problématiques du changement climatique (atténuation et adaptation) et notamment aux questions liées à la gestion des inondations. Elle a participé à différents programmes européens de recherche dans le domaine de l’analyse comparée des politiques publiques d’environnement et a publié de nombreux articles et ouvrages universitaires restituant ces travaux. Elle a également développé des interactions avec les acteurs de ces politiques tant à une échelle nationale (Présidence du Conseil scientifique du Programme de recherche « Politiques Territoriales et Développement durable » du Ministère de l’écologie et du développement durable et du Plan Construction Urbanisme et Architecture, 2003-2009) qu’à des échelles plus territoriales (Présidente du Conseil scientifique du Parc Naturel Régional de la Brenne (2009-2014) et du Conseil scientifique de l’Agence de l’Eau Seine Normandie (2010-2016).

Corinne Larue

PROFESSEURS MEMBRES

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Pascale Biron a une formation en hydrogéomorphologie (Ph.D. en géographie, Université de Montréal, 1995). Elle est professeure au département de géographie, urbanisme et environnement de l’Université Concordia depuis 1998. Ses travaux de recherche portent sur la restauration des cours d’eau pour l’habitat de poisson, sur la gestion durable des cours d’eau en milieu agricole, sur la cartographie des zones inondables et la modélisation hydrodynamique. Elle a notamment travaillé sur le concept d’espace de liberté des rivières qui vise à accroître la résilience des systèmes fluviaux. Elle collabore avec différents ministères afin de favoriser des pratiques d’intervention dans les rivières basées sur une meilleure compréhension de leur dynamique naturelle et de bien modéliser les risques d’inondation.

Pascale biron

Bruno Barroca est architecte DPLG, docteur en Aménagement de l’espace et urbanisme et Habilité à Diriger les Recherches en Génie Urbain. Son activité scientifique au sein du laboratoire Lab’Urba de l’université Gustave Eiffel s’axe principalement sur le rapport entre territoires urbains et environnement avec un domaine d’expertise fort sur la résilience urbaine et les risques urbains. A travers l’analyse de la vulnérabilité territoriale et la résilience des systèmes urbains c’est la tension entre aménagement, ingénierie et territoire qui oriente son expertise sur la ville. Il est membre actif du réseau mondial Urban Climate Change Research Network, où il pilote diverses actions dans le Hub Europe notamment autour de la conception architecturale et urbaine innovante dans les espaces inondables. Il est par ailleurs expert en résilience dans la commission « Villes et Territoires Durables et Intelligents » de l'agence française de normalisation (AFNOR) et pilote des projets de recherche nationaux et à participé à la première phase du projet Franco-Québécois COPARI coordonné par Isabelle Thomas. Il co-dirige la revue risques urbains / Urban risks et pilote le séminaire scientifique résilience en action.

bruno barroca

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Alexandre Brun est maître de conférences HDR à l’Université Paul Valéry Montpellier 3, membre du Laboratoire de Géographie et d’Aménagement de Montpellier, et, chercheur associé au Conseil Québécois d’Études géopolitiques de l’Université Laval. Il est responsable de la licence de Géographie parcours Aménagement et co-responsable du Master d’urbanisme à Montpellier 3. Il enseigne la géographie de la France, l’aménagement du territoire, le projet urbain, la prospective territoriale, et conseille périodiquement les collectivités et l’État. La ville résiliente, l’urbanisme littoral, les politiques de l’eau et la renaturation des territoires ainsi que le risque inondation dans les grands projets d’aménagement sont quelques-uns de ses thèmes de recherche en France et au Canada. Il est l’auteur de nombreuses publications. Dernier livre : Lasserre F. et Brun A. 2018, Le partage de l’eau, Odile Jacob, Paris.

Alexandre brun

Damien serre

J’ai soutenu ma thèse en 2005 (Bourse Cemagref) dans le domaine de l’aide à la décision spatiale pour l’amélioration des dispositifs de gestion des digues de protection contre les inondations. En 2006, je poursuis ces travaux en postdoc (Cemagref), puis en 2007 j’occupe un poste de scientifique à Oxford (Bureau d’Etudes HRW) et développe une recherche sur l’évaluation de la vulnérabilité aux inondations. Fin 2007, je deviens enseignant-chercheur en Génie Urbain à l’Université Paris-Est-EIVP, je soutiens mon HDR en 2011 dans le domaine de la résilience urbaine face aux inondations. En 2015, je suis nommé Professeur des Universités à Avignon Université, puis Université de Polynésie Française en 2018. En 2020 je prends la direction de l’UMR 241 EIO. Mon projet scientifique consiste à développer des méthodes d’évaluations de la résilience des Petits Etats Insulaires du Pacifique. L’approche envisagée est multithématique. Il s’agit d’appréhender leur résilience face à des sollicitations comme les crises environnementales, le changement climatique et les risques majeurs. Deux objectifs principaux sont visés : i. tester, améliorer et valider des modèles d’évaluation de la résilience, ii. développer des outils spatiaux d’aide à la décision participatifs avec les acteurs locaux pour co-construire des stratégies durables de résilience.

Charlotte heinzlef

J’ai J’ai soutenu ma thèse en 2019 en Géographie (Avignon Université, France) et en Art de bâtir et urbanisme (Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de Mons, Belgique). Mes recherches ont porté sur la question des risques en milieu urbain et plus précisément des inondations dans un contexte de changement climatique. L’enjeu était de répondre à la difficile opérationnalisation du concept de résilience en développant, avec les acteurs locaux, un système spatial d’aide à la décision. A travers des indicateurs de mesure (résilience sociale, urbaine et technique), des techniques de géovisualisation et une approche collaborative, une analyse du potentiel de résilience globale a été produite. Depuis fin 2019, je suis ATER à l’Université de Polynésie Française afin d’approfondir ces questions de recherche. Je travaille actuellement à l’élaboration d’outils et méthodes d’évaluation de la résilience en Polynésie Française. Les objectifs sont multiples : 1) Augmenter les connaissances sur les risques et stratégies de résilience ; 2) Collecter des données d’origines multiples et les cartographier ; 3) Impliquer et collaborer avec les acteurs locaux ; 4) Évaluer et suivre la résilience sur le long terme. 

Tadros Ghobrial

Dr. Ghobrial has had a varied civil engineering career embracing design, research, teaching, consulting, and project management. Since 2004, he has worked on and managed water engineering projects with emphasis on rivers hydraulics and design of hydraulic structures, physical and numerical hydraulic modeling, hydrology and storm water management, lakes and coastal engineering, and river ice formation and field measurements. Tadros has extensive experience with numerical hydraulic modeling, including: River-1D, HEC-RAS, MIKE21, RMA2 (SMS package), Delft3D, Flow-3D, PCSWMM, and EPA SWMM. He has worked or conducted assignments on projects in Canada, United States, the Middle East and Africa. In addition to his consulting experience, he is currently an assistant professor at Univesité Laval and adjunct professor with the University of Alberta where he is engaged with current research focused on river ice processes and flood inundations. He has co-authored numerous journal and conference technical papers and is an active reviewer with the journal The Cryosphere and the journal of Cold Regions Science and Technology.

Nicole Valois est architecte paysagiste et professeure titulaire à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal où elle enseigne les ateliers de projets urbains et le patrimoine paysager. En tant que chercheuse, elle a réalisé de nombreuses études patrimoniales dont l’Analyse paysagère et historique de l’arrondissement du Mont-Royal, L’étude des valeurs  patrimoniales du campus principal de l’Université de Montréal, Les valeurs patrimoniales vues par le public ainsi que sur le patrimoine moderne des espaces publics au Canada. Les résultats de ses études sont publiés dans les revues scientifiques et professionnelles dont Journal of Landscape Architecture, Journal of Cultural Heritage Management and Sustainable Development, Cahier de géographie du Québec, Landscapes/Paysages, Grounds et ARQ, ainsi qu’aux Presses de l’Université de Montréal et aux Presses universitaires de Perpignan. Dans le cadre de ses cours et en partenariat avec les acteurs locaux, elle a mené maintes études patrimoniales dont L’identification et l’évaluation des paysages du Mile End, L’analyse du versant sud de l’île d’Orléans et  L’évaluation patrimoniale du parc Carillon. Son expertise est souvent mise à contribution lors de jurys nationaux et locaux de projets de recherche et de design et l’amène à siéger à plusieurs comités scientifiques dont celui de la revue européenne Projets de paysage. En plus de ses recherches, elle explore la notion de dessin dans le projet d’architecture de paysage et elle s’adonne à la pratique quotidienne du dessin. Au cours de sa carrière, elle a été boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada. Elle est membre du Conseil du patrimoine depuis 2015 et vice-présidente depuis 2018.

nicole valois

MEMBRES

Sophie Paradis a débuté sa carrière en journalisme à l’étranger (Inde, Honduras Maroc), puis s’est spécialisée en questions environnementales. Ce changement de carrière l’a menée vers la co-direction générale de la section québécoise de la Société pour la nature et les parcs du Canada. De 2011 à 2015, Sophie Paradis a été coordonnatrice du développement durable de la collectivité et de l’administration longueuilloises, de l’élaboration et de la mise en oeuvre du Plan stratégique de développement durable et de l’arrimage d’autres politiques de la Ville aux principes de développement durable. Elle a siégé  et siège encore sur de nombreux comités d’experts dont la Table des partenaires du Plan Nord, l’Observatoire global du Saint-Laurent et La Transformerie. Mme Paradis a donné de nombreuses conférences sur la planification de développement durable en milieu municipale, notamment au congrès INFRA du Centre d’expertise et de recherche en infrastructures urbaines. En 2015, Sophie Paradis accepte le poste de directrice pour le Québec au sein de l’organisme de conservation de la nature, le Fonds mondial pour la nature WWF-Canada. Elle a donné plusieurs conférences sur la biodiversité et la résilience urbaine et autres enjeux de conservation tant au Québec qu’à l’étranger. Aujourd’hui, elle poursuit son travail en développement durable et périurbain à la Ville de Pointe-Claire.

sophie paradis

Éric Daniel-Lacombe, architecte, né en 1959, est Professeur d’Architecture à l’ENSA de Paris-La Villette. Il y encadre depuis douze ans des diplômes consacrés à l’architecture confrontée aux risques naturels. Il a reçu le premier prix aux Cemex Buildings Awards en 2007 pour une maison en zone inondable à Paris, et diverses distinctions dont le Grand prix de l’aménagement « Comment mieux bâtir en terrains inondables constructibles ? » en 2015. Trente ans de pratique professionnelle, de recherche et d’enseignement sous-tendent son travail sur de nouvelles urbanités face aux risques naturels qui défend l’architecture comme une forme d’art engagé dans la recherche d’un nouveau sens de l’humain, un sens porté par un désir de solidarité entre les humains et les non-humains. Son architecture offre des perspectives de perceptions antinomiques inhabituelles qui contribuent à la présentation d’une théorie de la pratique architecturale pour la santé du vivant. Elle propose un ensemble clair de principes de conception nouveaux fondés dans une relecture de l’architecture, de l’art du paysage et des arts plastiques du XXème siècle. Et présente de nouvelles formes de pratique professionnelle fondées sur des exemples contemporains.

Eric daniel-lacombe

Élène Levasseur est titulaire d'un baccalauréat en design de l'environnement, d’une maîtrise en sciences de l'environnement et d'un doctorat en aménagement. Elle s’intéresse depuis une quinzaine d'années aux approches transdisciplinaires de l'analyse de l'environnement bâti et de la conception architecturale. Coordonnatrice de recherche chez ASFQ, elle travaille présentement sur la question de l'adaptation et la résilience des communautés aux inondations.

ÉLÈNE LEVASSEUR

Bruno Demers est directeur générale d’ASFQ. Sociologue de formation, il se spécialise depuis dix ans dans les enjeux du développement durable et de l’environnement bâti. Il a notamment occupé le poste de Directeur éducation et recherche au Conseil du bâtiment durable du Canada, où il a développé les formations dédiées à l'urbanisme, l’architecture, les matériaux et les certifications environnementales. Chez ASFQ depuis 2015, il veille au développement stratégique des programmes de l’organisme.

BRUNO DEMERS